Synchronicités françaises en février 2026

Synchronicités françaises en février 2026

J’écris cet article dans la série de ceux que j’ai postés sur « Le drame de Crans Montana » et sur « La ronde des synchronicités internationales en février 2026 » (autour du Forum de Davos), toujours avec cette inspiration taoïste que Jung affectionnait, qui comprend le réel à partir « des événements qui ont aimés se produire ensemble, même s’ils ne semblent pas avoir de rapports logiques entre eux ».
 
Suite à mes articles, plusieurs ami·es m’ont posé la question : « Et les synchronicités en France ? » Eh bien, en février 2026, il y en a de majeures !
 
Une succession de tempêtes violentes viennent frapper surtout l’ouest de la France. Symboliquement, c’est comme si elles venaient confirmer que la crise mondiale était impulsée par l’ouest, la rupture profonde de l’équilibre international provenant des USA avec la politique de Donald Trump.
 
Ces dérèglements de la nature traduisent selon l’évangile de Marc (13,8) le jugement des nations : « Parce que se lèvera une nation contre une nation et un royaume contre un royaume, il y aura tremblement de terre ici et là, il y aura famine et consternation. Cela est le commencement des douleurs de l’enfantement ».
 
L’accumulation de tous ces phénomènes climatiques ou politiques sur l’ensemble de la planète sont des synchronicités qui expriment la crise grave des nations dans laquelle nous entrons et l’approche d’un grand révolutionnement de l’humanité, une sorte de « réinitialisation » pour le monde.
 
En France, précisément, il y a eu la tempête « Niels » : des rivières sont sorties de leur lit de manière durable, des villes entières ont été envahies par les eaux. Les services météorologiques ont lancé dans plusieurs régions des « alertes rouges submersion ». Cette tempête a été qualifiée de « tempête la plus catastrophique dans ce pays depuis 17 ans ». 17 ans ? Il y a 17 ans ont eu lieu des élections nationales en France qui ont consacré la victoire de Nicolas Sarkozy. Son arrivée à la présidence de la République a marqué un virage à droite très net de la Vème République, que n’a pas tellement soigné ensuite la victoire de François Hollande.
 
Le fait que des villes entières se trouvent envahies par les eaux et que les rivières sortent de leurs lits, empêchait évidemment le déroulement normal de la vie sociale. Nous pourrions interpréter cela symboliquement comme l’annonce de grands bouleversements de la vie sociale en France, un renversement de l’équilibre de fonctionnement habituel de la nation. Avec le regard de la psychanalyse jungienne, on y verrait une inondation du conscient par l’inconscient.
 
En synchronicité avec ce bouleversement dû au dérèglement climatique, se produit en France le meurtre de Quentin, un jeune militant d’extrême droite, au cours d’un combat de rue extrêmement violent entre groupe d’extrême droite et groupe d’antifascistes, apportant comme un climat de guerre civile, dans les rues de la ville de Lyon.
 
Ces faits arrivent dans une situation où l’Etat français s’enlise dans une crise de gouvernement qui semble sans fin : provoquée par la dissolution de la chambre des députés — décidée comme dans une « crise de nerf », par le Président Macron en 2024 — et ensuite par son refus de reconnaître la victoire du Front Républicain de Gauche aux élections parlementaires. Des analystes politiques nous disent qu’en fait, il espérait la victoire de l’extrême-droite à ces élections, on ne sait pour quelle obscure stratégie.
 
Deux ans plus tard, dans cette crise politique sans fin, le meurtre de Quentin, par l’émotion qu’il a suscitée, a rebattu toutes les cartes, et c’est l’extrême-droite qui part gagnante dans les prochaines élections présidentielles, avec en pronostic Jordan Bardela comme futur président de la République. Or, il est clair que celui-ci veut appliquer exactement la même politique que Trump en France, avec les mêmes dangers sinistres qu’il incarne pour la démocratie. Et on avancerait ainsi d’un pas de plus vers les mêmes dangers critiques pour le monde.
 
Le cauchemar serait de voir la V° République qui est née de la victoire sur le nazisme, mourir aujourd’hui dans la victoire inverse d’un nouveau nazisme, qui, plus est, à l’échelle mondiale.
 
C’est ce danger que nous suggère symboliquement la mort de Quentin. En effet, le nom Quentin signifie étymologiquement « le cinquième », et sa mort violente pourrait bien incarner symboliquement la mort de la Vème République, si elle s’oriente vers l’extrême droite…
 
N’oublions pas cependant que cette évolution n’est pas fatale : c’est à nous, le peuple, de l’empêcher, par notre ancrage résolu dans la démocratie.
 
C’est peut-être cette évolution que pouvait nous suggérer symboliquement la tempête Niels, puisque Niels, étymologiquement, signifie la « victoire du peuple ». C’est cette évolution qu’il nous faut favoriser dans nos méditations et prières.
 
  Pierre Trigano

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