Au moins toute l’Europe, sinon le monde entier a été gravement émue par le drame de l’incendie survenu dans une station de ski en Suisse, à Crans-Montana.
En tant que psychanalyste jungien, je voudrais méditer dans cet article, non pas sur l’approche rationnelle de cette catastrophe mais sur sa dimension symbolique.Cette année nouvelle, qui s’annonce très dangereuse, comme le drame de Crans Montana nous l’a montré symboliquement, nous appelle à nous réunir en méditation entre gens conscients du danger pour cultiver les synchronicités positives, nous réalignant vers la paix, en refusant catégoriquement les politiques de guerre.
Le drame de Crans-Montana sur un plan symbolique. En rapport avec l’année 2026 – Par Pierre Trigano
Au moins toute l’Europe, sinon le monde entier a été gravement émue par le drame de l’incendie survenu dans une station de ski en Suisse, à Crans-Montana Cette station de ski très huppée, fréquentée par des têtes couronnées, des artistes, et des gens très riches du monde entier, a été plongée dans l’enfer d’un incendie catastrophique dans un bar-discothèque de la ville, incendie auquel personne, bien sûr, ne s’attendait et qui a fait près de 40 morts dont les corps ont été gravement brulés et près de 200 blessés eux-mêmes gravement brulés et, jusqu’à présent, difficilement reconnaissables.
Tous les médias traitent de ce drame abondamment en recherchant comme il se doit ses causes et une enquête sérieuse est ouverte par la justice suisse pour vérifier si les normes de sécurité étaient respectées. Bien sûr, cette préoccupation est légitime. Mais en tant que psychanalyste jungien, je voudrais méditer dans cet article, non pas sur l’approche rationnelle de cette catastrophe mais sur sa dimension symbolique.
Jung, qui est mon référent, était très sensible à la philosophie chinoise taoïste pour laquelle tout l’univers est un tissu de synchronicités et qui ne s’arrête pas aux causes logiques immédiates d’un phénomène mais se demande « qu’est-ce qui a aimé se produire en même temps que lui ? », même au niveau international, quand bien même c’était un évènement local.1 Et c’est cette concordance des synchronicités qui peut donner un sens profond et très vaste à l’évènement.
Je constate, pour commencer, que ce drame s’est produit lors des premiers moments de l’année 2026 et que, symboliquement, cela pourrait nous faire méditer sur la teneur, et les drames qui pourraient survenir au cours de cette nouvelle année.
Ensuite, ce drame s’est produit en Suisse, nation éminemment européenne, au cœur de l’Europe démocratique, qui se caractérise à la fois par un haut niveau de vie, et également par une culture traditionnelle rigoureusement pacifiste : la Suisse s’est abstenue dans les deux guerres mondiales qui ont ravagé l’Europe.
De plus, la Suisse se définit comme une communauté de nationalités
Toutes ces caractéristiques font de la Suisse un très bon symbole de ce qu’a été la Communauté Européenne depuis 1945, ce que j’ai appelé l’Europe démocratique, une réelle communauté tout d’abord entre nations démocratiques, une culture globalement pacifiste sur son territoire (la Communauté européenne s’est globalement déchargée de ses questions de défense sur les USA jusqu’à l’arrivée de Trump). De plus, la Communauté européenne est une grande puissance capitaliste et est entièrement investie dans l’accumulation des richesses qui en font peut-être la première économie sur le marché mondial.
Mais revenons au déroulé du drame de Crans Montana pour en comprendre la dimension symbolique en rapport avec tout ce que nous venons de dire.
En toile de fond, cette localité se nommait depuis toujours « Crans » simplement. Mais les officiels, pour en accroitre le prestige et attirer les touristes du monde entier ont décidé de rajouter plus récemment le terme « Montana » (montagne en italien). Tout se passe comme si « Crans » s’annexait la hauteur de la montagne pour paraitre plus grand, plus fort. En psychanalyse jungienne, on diagnostique dans cette attitude une « inflation du moi » caractéristique, le moi désirant se faire plus haut que les autres moi et triompher dans une compétition féroce : la grandeur du moi égocentrique plutôt que la communauté avec les autres, plutôt que l’amour. Ce comportement inhérent à la culture capitaliste (être toujours plus riche, plus fort, plus performant que les concurrents), est le drame réel qui possède l’humanité depuis plusieurs siècles. Il se caractérise dans la psyché humaine par une hypertrophie démesurée de l’archétype masculin (archétype de l’affirmation du moi) et une marginalisation féroce, souvent violente, de la féminité (archétype de la relation à l’autre, de l’accueil, de l’amour), tant au niveau des individus qu’au niveau des nations.
Or, le déroulé du drame nous raconte exactement cela sur le plan symbolique.
On sait maintenant comment cet incendie tragique est survenu dans le bar/boite de nuit : les mousses anti-bruits qui recouvraient les plafonds dans le sous-sol transformé en discothèque, ont pris feu très vite, se répandant dans toute la surface, étant donné qu’elles étaient constituées d’un dérivé du pétrole, hautement inflammable. Les portes de secours ouvraient vers l’intérieur au lieu d’ouvrir à l’extérieur pour permettre de s’échapper. De plus, la fumée opaque qui régnait dans l’espace, ne permettait pas de repérer leur signalisation. Toutes les conditions étaient réunies pour que ce lieu censé être pour les réjouissances se transforme en prison tragique infernale. Les gens affolés par la violence des flammes et des explosions se ruèrent vers l’escalier central par où ils étaient arrivés dans la joie mais celui-ci se révéla être un vrai goulot d’étranglement, large en bas, étroit vers le haut, vers la sortie, ce qui a donné lieu à des scènes effroyables, les gens affolés se marchant les uns sur les autres, étant rejetés vers le bas, au milieu des flammes violentes.
On ne peut s’empêcher de voir dans ces scènes violentes des images typiques de l’enfer. Mais comme annoncé, je voudrai contempler plutôt ces scènes tragiques sur un plan symbolique, comme un avertissement sérieux pour nos vies durant l’année 2026.
Si les mousses qui recouvraient le plafond de la discothèque ont pris feu, c’est que pour annoncer la nouvelle année, des femmes en tenue légère hissées sur les épaules de serveurs, brandissaient vers le haut des bougies incandescentes qui ont allumé l’incendie irréparable. Cette scène m’apparait comme un symbole typique de ce que Jung appelle l’inflation du moi qui est une glorification du masculin, la féminité étant alors réduite en esclavage pour valoriser la gloire du pénis bien représentée par la bougie incandescente. La féminité, dont la nature est d’être puissance d’accueil de l’autre et amour est dès lors prostituée à la puissance d’affirmation du moi. Il n’est dès lors pas étonnant d’apprendre que le propriétaire du Crans Montana avait été dans le passé condamné pour proxénétisme.
Ce drame terrible s’est produit au tout premier commencement de l’année 2026 en Suisse et je vous ai proposé de le voir selon la logique taoïste, comme un avertissement prophétique sur ce que risque d’être la teneur de l’ensemble de cette année en Europe.
Sur le plan des nations, l’inflation masculine se traduit en logiques impérialistes. L’impérialisme, la logique masculine de toute puissance est bien déjà au rendez-vous de la nouvelle année. Dans la période qui suit directement ce drame de Crans Montana, les USA sous la folle direction de Donald Trump, ont pris possession du Venezuela et de ses grands gisements de pétrole en ayant fait prisonnier son chef d’Etat Maduro. Dans la foulée, Donald Trump menace de faire main basse sur le Groendland et ses grandes richesses minérales.
Je ne peux m’empêcher de mettre en rapport sur le plan symbolique ces évènements inquiétants avec les mousses dérivées du pétrole qui recouvraient les plafonds de sous-sol du Crans Montana. Tout se passe comme si cela nous avertissait que cette énergie, symbole de la richesse après laquelle courent les nations impérialistes les enfermait dans une intelligence « bas de plafond » qui les conduit tout droit à une catastrophe planétaire.
Le danger qui menace l’Europe démocratique (symbolisée par la Suisse) en 2026,
semble aussi plus directement venir de la menace de l’autre grand impérialisme qui est la Russie. Celle-ci persécute l’Ukraine depuis des années et n’entend pas arrêter la guerre qui fait chaque année des milliers de morts. Elle se sert de la vente de son pétrole aux pays du Sud « global » pour financer cette guerre2.
L’impérialisme russe laisse toujours plus planer la menace qu’il ne s’arrêterait pas à l’Ukraine et qu’il est prêt à agresser militairement la CEE que les USA ne semble plus tellement prêts à défendre. Un grand battage médiatique dans tous les Etats de la CEE est en cours pour agiter avec force la menace d’une guerre avec la Russie, comme pour préparer les opinions à une guerre inéluctable, et leur faire accepter comme inéluctable le sacrifice nécessaire de leurs enfants dans une guerre de grande ampleur, comme le chef des armées de la France l’a annoncé très officiellement.
C’est d’ailleurs particulièrement les autorités de la France3, Macron en tête, qui insistent le plus en Europe pour appeler à préparer cette guerre à l’échelle de la CEE contre la Russie. Je serai tenté d’y voir, si l’on suit la piste symbolique que nous avons ouverte, comme une synchronicité avec le fait que le couple dirigeant de la discothèque de Crans Montana était français.
Cette piste symbolique nous amène en fait à nous laisser interpeler par un très grave et terrifiant avertissement : les danseuses et danseurs joyeux du début de l’année 2026, ont fini brulés atrocement dans l’incendie tragique du Crans Montana. Or, dans une guerre nucléaire de grande ampleur, à laquelle ne cesse de menacer la Russie de Poutine4, les populations européennes seraient tout aussi brulées impitoyablement à grande échelle, comme l’ont été les habitants de Hiroshima et Nagasaki.
J’ai conscience que cette piste symbolique que j’esquisse n’aura pas bonne presse parce qu’elle est génératrice de beaucoup de peurs et qu’elle risque d’être rejetée d’un revers de main méprisant, comme tout à fait irrationnelle.
Ma démarche est inspirée par Jung qui avait pris au sérieux la science taoïste qui considère que tous les évènements composant le réel sont synchronistiques : un évènement survenant au début d’une année pouvant tout à fait nous avertir de la teneur de ce qui arrivera au cours de cette année.
Je ne considère pas cette possibilité comme devant fatalement arriver, mais comme l’avertissement d’un danger réel dont il nous faut prendre sérieusement conscience pour nous préparer à l’éviter. Pour cela encore, ce qui s’est passé dans le drame de Crans Montana peut nous aider à comprendre symboliquement ce qui est en jeu.
On sait en effet, comme dit plus haut, que les danseuses et danseurs n’ont pu trouver les issues de secours pour échapper aux flammes, occultées qu’elles étaient par la fumée générée par l’incendie. Ceci nous suggère sur le plan symbolique à nous préparer à ne pas nous laisser « enfumer » par les discours bellicistes des hommes politiques qui nous présentent comme inéluctable la guerre avec la Russie. Il y a toujours des « issues de secours » pour découvrir un chemin de paix entre les nations.
Les danseurs de Crans Montana ont du coup été coincés dan l’escalier central de la discothèque qui s’est avéré être un goulot d’étranglement dramatique. Ceci devrait nous avertir que nous devons prendre garde, en tant que peuples, de ne pas nous laisser coincés en suivant ces goulots d’étranglement que sont les politiques nationales bellicistes.
J’ai suivi dans mon approche symbolique l’enseignement de C.G. Jung concernant l’approche taoïste qu’il avait reçue de son ami, l’éminent sinologue allemand Richard Willhelm. Celui-ci raconte que, dans la Chine ancienne, il y avait un art reconnu du « faiseur de pluie » qu’on allait chercher parfois de très loin lorsqu’une province était frappée par une sécheresse dangereuse.
En questionnant l’un d’eux qui avait obtenu des résultats miraculeux (dont Willhelm avait été témoin), en lui demandant comment il avait fait pour faire venir la pluie (et même la neige, à une saison où elle était censée ne pas venir !), le faiseur de pluie lui a répondu que lui, il n’avait rien fait de cela, il s’était contenté de s’isoler pour se mettre en Tao (entendez en méditation pour se réharmoniser intérieurement) et c’est le Tao qui a fait la neige.
Et c’est exactement ce que nous avons à faire, chères, chers ami-e-s, au cours de cette année nouvelle qui s’annonce très dangereuse, comme le drame de Crans Montana nous l’a montré symboliquement. Là où vont monter les synchronicités négatives qui poussent à la destruction, à la guerre, il nous faut nous réunir en méditation entre gens conscients du danger pour cultiver les synchronicités positives, nous réalignant vers la paix, en refusant catégoriquement les politiques de guerre.
Depuis plusieurs années, j’anime un groupe de méditation mensuelle inspirée par l’enseignement énergétique de la tradition de la Kabbale. Je vais continuer à m’y investir en proposant de le réorienter sérieusement dans l’action vibratoire pour neutraliser ces synchronicités négatives périlleuses qui montent en 2026. N’hésitez pas à me contacter si vous voulez faire partie de l’aventure5.
- Cf. Jung, Introduction au Yi-King, in C.G. Jung et la voie des Profondeurs,Ed. La fontaine de pierre ↩︎
- La communauté européenne ayant mis une sanction d’embargo sur ce pétrole russe qu’elle achetait auparavant. La Russie et la Chine travaillent à créer ce bloc du Sud global en concurrence avec le bloc des nations occidentales dans l’optique agressive d’une vraie guerre (mondiale) entre blocs. ↩︎
- Maintenant rejointe par l’Allemagne et le Royaume Uni. ↩︎
- Récemment la Russie l’a montré en ciblant Lviv par un missile transcontinental susceptible de porter des charges nucléaires très fortes, mais là, utilisé avec des armes conventionnelles, le but étant clairement de menacer d’une guerre nucléaire l’Europe. ↩︎
- Cf. pierretrigano@club-internet.fr ↩︎
